TPE de 1ère S

 

 
 
Anatomie de l'oreille

 

 

L'oreille est l'organe de l'ouïe, mais elle nous sert aussi à garder l'équilibre. Elle comprend trois parties : l'oreille externe, l'oreille moyenne et l'oreille interne.

 

L'oreille externe :

  Il s'agit du pavillon et du conduit auditif. Le pavillon, (où le milieu est aérien) canalise les ondes sonores en favorisant de par sa géométrie, (et donc de sa directivité) la réception de fréquences comprises entre 200 et 6000 Hz, pour les acheminer par le conduit auditif, qui au passage accentue également la transmission de fréquences de 2000 à 7000 Hz, jusqu'au tympan, membrane de peau souple permettant la transformation des variations de pression de l'air en mouvements mécaniques alternatifs.

  Les fréquences de 15000 à 20000 Hz, suivant l'âge moyen, passent aussi par le pavillon ; (pour s'en prouver très simplement, vous pouvez maintenir l'oreille fermée par le doigt.) Pour les fréquences basses, il en va de même, à partir de 25 Hz.

  Le conduit auditif est une sorte de tunnel tapissé de petits duvets parsemés de morceaux de cire jaune, le cérumen. (Le duvet et la cire laissent passer les vibrations mais pas les petits insectes.) Le tympan, dont le rôle est de capter les variations de la pression sonore, marque la frontière entre l'oreille externe et l'oreille moyenne.

 

L'oreille moyenne :

  Elle est située dans une cavité osseuse du crâne côtoyant l'oreille interne, et sa pression relative est équilibrée par rapport à la face externe du tympan grâce à la trompe d'Eustache communicant avec le nasopharynx.

  Composée essentiellement de la chaîne d'osselets, son rôle est de transmettre l'information sonore en provenance du tympan pour l'acheminer vers l'oreille interne, tout en accomplissant l'adaptation d'indépendance nécessitée par le milieu liquide de cette dernière ; l'amplitude des mouvements est diminuée, leur force amplifiée. En premier lieu, saisissant les déplacements du tympan, le marteau transmet son énergie à l'enclume qui, en second lieu réalise une démultiplication des mouvements qui seront appliqués à l'étrier, par l'intermédiaire de l'os lenticulaire, chargé d'interfacer cet ensemble à l'oreille interne.

 

  L’oreille moyenne a la capacité de limiter au besoin l’intensité des signaux sonores y transitant, grâce à des muscles bridant les déplacements du marteau ainsi que ceux de l’étrier ; l’atténuation reste relativement faible (environ 10 dB, variable selon les fréquences) et intervient en quelques dizaines de millisecondes.

 

L’oreille interne :

  Logée dans le labyrinthe osseux modelé à sa forme, elle renferme deux organes indissociables : l’organe vestibulaire et la cochlée.

Dans le labyrinthe osseux flotte un organe souple et creux (de forme comparable) : le labyrinthe membraneux. Il contient deux liquides, l’endolymphe et la périlymphe. L’endolymphe occupe la cavité interne du labyrinthe membraneux et la périlymphe l’espace qui le sépare du labyrinthe osseux. Deux membranes s’opposent à l’écoulement de la périlymphe dans l’oreille moyenne : la fenêtre ovale et la fenêtre ronde. Ce vestibule membraneux comprend deux cavitées arrondies, l’utricule et le saccule.

 

 

  La cochlée, ou limaçon, sert à faire passer les vibrations dans le nerf auditif. Ce dernier transforme les vibrations en impulsions chimiques et en électricité. Puis le nerf auditif conduit les impulsions électriques dans le cerveau et c’est là qu’elles sont décodées. Le canal cochléaire, situé entre les deux rampes, renferme de l’endolymphe. Le récepteur cochléaire, ou organe de Corti, est porté par une lame épaisse, la membrane basilaire, qui sépare le canal cochléaire de la rampe tympanique.

  L’oreille interne comprend aussi les canaux semi-circulaires, qui nous permettent de garder l’équilibre. Ils occupent la plus grande partie de l’oreille interne. Chaque canal contient un liquide et des cils sensitifs reliés à des cellules réceptrices qui transmettent les informations au cervelet. En impesanteur cet organe ne fonctionne plus.

 

 

 

 

 

 

TPE réalisé par Benvenuto G, Giordano C, et Lefort P.